son principe repose sur l'échange entre le sang du malade et une solution, le dialysat. Cet échange permet de retirer du sang les déchets produits par l'alimentation, de rééquilibrer la teneur du sang en minéraux tels que le sodium et le bicarbonate, d'éliminer le surplus d'eau.
L'hémodialyse peut se pratique :
en centre : Pour les patients les plus fragiles (personnes âgées, personnes ayant des troubles cardio-vasculaires), c'est la technique la plus adaptée. Une équipe médicale importante (présence permanente d'un médecin) permet au malade d'effectuer sa séance dans un environnement rassurant. Une séance dure en général de 4 à 5 heures.
Les horaires sont en général peu souples et rendent difficile la poursuite d'une activité professionnelle, mais certains centres proposent des dialyses en soirée et même de nuit.
en UDM (Unité de dialyse médicalisée): Ces structures permettent plus de souplesse dans les séances et sont particulièrement adaptées aux personnes dont l'état de santé ne nécessite pas la présence permanente d'un medecin pendant la séance de dialyse.
à domicile : le patient réalise depuis chez lui toutes les phases du traitement : préparation de la machine, montage du circuit, réalisation de la séance, désinfection de la machine. Il aura suivi auparavant une formation(d'un à deux mois) pour apprendre à être complètement autonome. Gros avantage de cette technique : le patient peut choisir la fréquence, l'heure et la durée de ses séances en concertation avec son néphrologue. Un proche du patient doit nécessairement être présent pendant les séances.
La DP assure l'épuration extra-rénale en utilisant le péritoine comme membrane d'échange entre le sang et le liquide de dialyse. Un cathéter étanche, posé de façon permanente (après anesthésie locale), permet le transfert du liquide vers le péritoine.
Les toxines du sang et l'eau en excès dans l'organisme sont soustraites à l'aide de ce dialysat.
Il existe deux formes de traitement par dialyse péritonéale :
la Dialyse Péritonéale Continue Ambulatoire (DPCA) et la Dialyse Péritonéale Automatisée (DPA).
Les deux méthodes peuvent se pratiquer à domicile. Le choix de la modalité dépend du mode de vie, de la préférence et de l'état de santé du patient. Dans tous les cas une formation est dispensée au patient pour qu'il soit capable d'effectuer seul ou avec de l'aide (membre de l'entourage, infirmière libérale)
les gestes nécessaires à son traitement.
La dialyse péritonéale continue ambulatoire (DPCA) :
Le patient connecte manuellement deux poches (une vide et une pleine) à son cathéter. Le liquide resté dans l'abdomen est drainé dans la poche vide, le liquide frais (2 litres en moyenne) est ensuite injecté dans le péritoine et reste dans l'abdomen jusqu'au changement de poche suivant. La manipulation dure 20 à 30 minutes.
Elle est à renouveler trois fois par jour toutes les 4 h environ.
La dialyse péritonéale automatisée (DPA) :
Cette technique, en pleine croissance, repose sur l'emploi d'un appareil, le cycleur.
L'appareil calcule les quantités de solution injectées puis de dialysat drainées, synchronise les échanges et contrôle la durée et le déroulement du
traitement. Le patient se connecte le soir avant de se coucher puis se déconnecte le matin venu (après 8 à 12 h de séance). Le traitement se fait pendant le sommeil du patient, libérant son temps en journée et favorisant ainsi le maintien de ses activités socio-professionnelles.
La dialyse péritonéale représente une alternative à l'hémodialyse pour un nombre important de patients. De plus, elle est moins coûteuse pour la collectivité. Pourtant, seulement 10 % des patients dialysés l'utilisent.
Une information plus large et plus précoce pourrait sans doute impliquer davantage les patients dans le choix de leur traitement de dialyse.
De toutes les options de traitement de l'insuffisance rénale chronique, la greffe est celle qui assure la meilleure qualité de vie. Aussi, il est important que vous demandiez à votre centre de dialyse de vous inscrire le plus tôt possible sur la liste d'attente des greffes. Cependant tous les patients ne peuvent pas avoir accès à cette technique, car se pose la question de la compatibilité du rein greffé à l'organisme du receveur(certaines personnes sont hyperimmunisées et la greffe engendre chez eux un rejet). La transplantation nécessite de prendre un traitement à vie, les personnes greffées ne sont donc pas à proprement parler « guéries ». La durée de vie moyenne d'un greffon est de 10 ans. Certaines personnes peuvent cependant vivre avec le même greffon, 15, 20 ou même 30 ans. On peut être regreffé après cette période ou lorsqu'une greffe échoue.
Créer une fistule (généralement à l'avant-bras, au bras ou au poignet) consiste à mettre une veine au contact d'une artère. On fait une petite porte dans une veine, et une autre dans l'artère voisine. Le sang dans l'artère coule comme un torrent, et va beaucoup élargir le petit ruisseau qui coule dans la veine. Bien sûr, on coude les deux portes ensemble et cela fait une porte de communication. Quelque temps après, la veine va gonfler et devenir plus solide. Elle pourra être piquée facilement. La piqûre n'est pas douloureuse, des patchs anesthésiants permettent de rendre la peau insensible.
Avant la séance de dialyse :
Après la séance :
Le poids sec est fixé par votre néphrologue, c'est celui qui devra être atteint à la fin de vos séances de dialyse. C'est un paramètre médical qui a pour objectif de vous mettre à l'abri de complications liées à l'incapacité de vos reins à éliminer l'eau et le sel absorbés quotidiennement.
La détermination de cette valeur tient compte de plusieurs paramètres cliniques :N'hésitez donc pas à signaler à votre équipe soignante tout nouveau symptôme, qu'il survienne pendant ou en dehors des séances de dialyse, afin de l'aider à évaluer précisément ce paramètre, ce qui vous permettra de mieux tolérer les séances. La surveillance du poids est importante chez le dialysé : en effet, la rétention d'eau et de sel est fréquente (rétention hydro-sodée). Elle entraîne une hypertension artérielle et des oedèmes des membres inférieurs.
Des traitements reproduisant l'effet de l'EPO ou érythropoïétine sont apparus dans les années 1990 et ont permis de nettement améliorer la qualité de vie des personnes dyalisées. Cette hormone naturelle produite par les reins stimule la fabrication de l'hémoglobine et des globules rouges.
Les patients insuffisants rénaux souffrent souvent d'anémie qu'il est possible de corriger grâce à ces biomédicaments.
Des traitements reproduisant l'effet de l'EPO ou érythropoïétine sont apparus dans les années 1990 et ont permis de nettement améliorer la qualité de vie des personnes dyalisées. Cette hormone naturelle produite par les reins stimule la fabrication de l'hémoglobine et des globules rouges. Les patients insuffisants rénaux souffrent souvent d'anémie qu'il est possible de corriger grâce à ces biomédicaments.
Il est nécessaire de gérer la prise de poids entre les dialyses. Ce gain de poids est causé par l'eau non éliminée sous forme d'urine (= la diurèse).
Bien adapter et quantifier les boissons est difficile. Il faut tenir compte de tous les liquides : la boisson du petit déjeuner, l'eau des médicaments,les soupes... Connaître le volume du récipient (un verre : 100 ml à 250ml, un bol...)
Quantité recommandée = diurèse + 500ml
750 ml en cas d'anurie (absence d'urine)
On peut réduire la sensation de soif en limitant les aliments riches en sel, en sucre, en humidifiant l'atmosphère.
Manger des protéines animales (viande, poisson, oeufs, produits laitiers, fromage…) à chaque repas est indispensable. Un choix de ces protéines peut être conseillé si votre phosphorémie est élevée. Si le néphrologue vous a prescrit des chélateurs de phosphore, prenez-les avant ou au début des repas où vous mangez des protéines. Les protéines sont indispensables pour l'organisme et la dialyse augmente les besoins. Si votre apport est insuffisant, des compléments nutritionnels peuvent être prescrits.
Remplacer le sel par des épices, des aromates: poivre, thym laurier, ail, oignon, cuisinez à l'huile d'olive, de noix... (c'est bon pour votre coeur et donne du goût). Préférez les aliments frais ou surgelés nature que vous cuisinez.
Il faut apprendre à connaître les aliments les plus riches, adapter la portion, répartir la consommation entre les dialyses mais ne pas s'interdire un plaisir.(50g de chocolat noir = 50g de kiwi = 100g de pommes de terre cuites à l'eau = 170g de pomme = 200mg de potassium).
Les céréales raffinées (riz, pâtes, semoule) apportent très peu de potassium, les préférer si le repas précédent a été riche en potassium. Un chélateur de potassium peut vous être prescrit.
Les reins qui ne fonctionnent plus ne peuvent pas éliminer l'excès de phosphore. Cet excès de phosphore favorise la calcification des artères et à moyen terme, il devient un facteur de risque cardiovasculaire. Le taux excessif de phosphore stimule la parathyroïde qui sécrète de la parathormone qui mobilise le calcium des os car les taux de phosphore et de calcium sont dépendants l'un de l'autre. Le rapport phosphore calcium doit rester constant. La mobilisation du calcium dans les os les fragilise et entraîne un risque de fracture spontanée. A l'état normal une partie du phosphore est éliminée par l'intestin. Pour éliminer l'excès de phosphore il faut prendre des chélateurs qui absorbent le phosphore dans l'alimentation. Les effets du phosphore se font sentir après plusieurs années. C'est pourquoi même si vous n'avez aucun signe, vous devez prendre ces médicaments qui éliminent le phosphore sinon votre qualité de vie se détériorera principalement à cause des fractures et des dépôts phosphocalciques dans les artères.